Débat sur la refondation de la Gauche : socialistes, verts, communistes, révolutionnaires, démocrates, radicaux,...

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mercredi 14 mai 2008

Together



Le PS est en pleine « rénovation ». Nouvelle déclaration de principe, nouveau statuts, etc… Mais quelle peut être la place du processus mené aujourd’hui par la direction du PS au regard de l’histoire centenaire de ce parti ? Et comment caractériser à ce jour le décalage des propositions de rénovation avec la réalité politique ?

Petit focus sur les propositions de réforme statutaires du PS, intitulées « Vivre ensemble »

La bataille pour le vivre ensemble recouvre deux aspects que les habitués des congrès socialistes connaissent bien : la question idéologique et la pratique démocratique interne. On peut accepter d’être en désaccord et minoritaire, à condition de garder la capacité démocratique de devenir un jour majoritaire. C’est sans doute cette alchimie particulière de l’unité que doit prendre en considération les statuts du parti qui a vocation à rassembler la Gauche.

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lundi 12 mai 2008

De gauche et bankébeul 2/3



Crise de confiance et banque de détail

La crise du crédit aura permis aux capitaines de l’industrie bancaire et aux gardiens de l’orthodoxie libérale de redécouvrir les vertus de la banque de détail et les avantages d’un marché bancaire régulé. S’il y a bien une chose que les banques de détail maîtrisent parfaitement c’est le lien de confiance qu’elles ont construit avec leur client.

Pour mémoire, les banques peuvent exercer différents métiers : banque de détail ou banque d’affaires. Les banques de détail ont principalement une activité de collecte de liquidités. Les banques d’affaires ont principalement une activité d’ingénierie financière. Les banques de détail sont des acteurs de l’économie locale, les banques d’affaires sont des acteurs de la mondialisation.

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lundi 5 mai 2008

Duel Royal Delanoë ? Que la patronne des Ch’tis sorte de ses Corons : Dernier appel avant embarquement !



L’air socialiste est imprégné d’une odeur familière, une odeur de congrès.

La facilité serait de jouer au jeux de la comparaison, Toulouse 2008, ayant lieu 100 ans après le congrès de Toulouse de 1908 de la SFIO qui a vu la victoire des positions portées par Jaurès face à Guesdes, et donc l’affirmation d’une conception du socialisme liée intimement à l'idée démocratique.

En ce sens, le Congrès de Toulouse fut réellement un congrès fondateur.

Hormis la date anniversaire et le lieu, les ressemblances s’arrêtent là. Au grand malheur d’ailleurs de ceux qui espèrent du congrès de 2008 un congrès idéologique qui, à l’image de celui de 1908, fixa le socialisme français définitivement dans la République.

Qui peut croire un instant que le duel annoncé par la presse entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë est comparable à celui qui opposa Guesdes et Jaurès ?

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vendredi 2 mai 2008

De gauche et bankébeul 1/3



Voici une série en 3 épisodes sur le système bancaire et financier mondial : crise des subprimes, titrisation, prises de risques,… Autant de comportements des investisseurs qui concourent aujourd’hui à la crise financière et économique au niveau mondial. Analyse de ces mécanismes sans dogmes, mais plein d’idéologie positive : quelques pistes de réflexion pour en sortir, à l’usage des non initiés.

C’est l’occasion aussi pour eglantine d’accueillir un nouveau rédacteur, Raphaël et d’ouvrir une nouvelle rubrique, Gauche et finances, le nœud de notre réflexion.

La rédaction


Crise des subprimes et titrisation

Comment la spéculation immobilière sur le marché américain a pu contaminer l’économie mondiale ?

Le vecteur de cette pandémie est l’abus d’une technique financière complexe : la titrisation. La titrisation est l’opération qui permet de diluer un risque sur les marchés financiers. L’opération est simple et aujourd’hui très banale.

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mardi 29 avril 2008

Nicolas Sarkozy ou le dogme de l’infaillibilité présidentielle



Lors de l’intervention télévisée du chef de l’Etat jeudi dernier, on a eu l’impression de revoir le candidat Sarkozy en campagne. Il était certes plus sobre sur la forme – il était temps ! – mais le sujet n’est pas là.

Toute la presse ne parle aujourd’hui que de son humilité. Mais il ne s’agit pas de commenter un exercice de communication. En réalité on a constaté un véritable autisme présidentielle. La forme change, mais le fond est bel et bien inchangé.

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lundi 21 avril 2008

Les couacs de Nicolas Sarkozy



Le gouvernement traverse une crise profonde. On le voit par la multiplication des déclarations des membres de la majorité, ministres ou députés, qui expriment de plus en plus leurs désaccords.

Un an après l’élection du président de la République et onze mois seulement après l’élection des députés et la constitution du gouvernement, la majorité est divisée et donc faible, manquant d’harmonie.

Mais le problème aujourd’hui, ce n’est pas que la méthode, ou les « couacs ». Le problème c’est bien le fond des politiques menées.

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Le nouveau consensus socialiste



En lisant en diagonale le projet de nouvelle déclaration de principe, un article me saute aux yeux, car il est sans doute le plus clair (peut-être a-t-il été sujet à moins de compromis) :

ART. 15 Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner, mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Au-delà des principes, la justice semble se limiter à une triple vocation : sanctionner, réhabiliter, réinsérer.

On est très loin de la conception « Badinteriste» de la justice, qui s’inscrit dans un idéal humaniste, ou de la conception socialiste qui s’inscrit dans la lutte contre l’injustice, notamment sociale.

Ici la vocation de la justice n’apparaît qu’à posteriori des actes individuels de délinquance, sans prendre en compte sa vocation plus générale de construction d’une société équilibrée. En somme une vision très sécuritaire avec laquelle même la prévention n’est plus qu’un poncif d’éducateur barbu, irresponsable. A fuir comme une idéologie soixante-huitarde et pédophile sans doute…

Le nouveau consensus socialiste ?

lundi 7 avril 2008

Le sursaut ou le déclin



La société des socialistes, le PS aujourd’hui

Note de lecture

Rémi Lefebvre, Frédéric Sawicki, Editions du croquant, octobre 2006

Rédigé quelques semaines avant la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle, cet ouvrage s’intéresse décrit le parti pivot de la gauche française, ses faiblesses et ses forces, sa vision de la société, ses processus de sélections, sans entrer dans les choix des personnes et des stratégies de chacune.

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vendredi 4 avril 2008

Mosquito



Que nos Maires socialistes, largement majoritaires sur le territoire, prennent des arrêtés d’interdiction des Mosquitos et autres Beethoven soit sur la base d’une atteinte à la liberté d’aller et de venir, soit en application du principe constitutionnel de précaution. Bordel, faut tout leur dire !

mercredi 2 avril 2008

Les hommes crabes



Les phénomènes des vagues électorales sont en général des évènements qui conduisent à un renouvellement des élites en politiques. Pour la gauche, ce fut le cas des élections municipales de 1978 (avec comme emblème Jean Marc Ayrault, élu alors jeune maire de Saint Herblain à 28 ans ou Edmond Hervé à 34 ans, à Rennes par exemple), les législatives de 78 et 81, et plus proche de nous, les législatives de 1997 par lesquelles sont arrivées sur la scène politique nationale Montebourg, Peillon, Bloche, Gorce,… C'est-à-dire toute une série de personnes qui sont aujourd’hui à la pointe de la rénovation du PS.

La question du renouvellement avec la vague rose aux dernières municipales est donc pertinente.

Voici donc une petite analyse en matière d’âge des élus socialistes suite au municipales, par une comparaison entre les élus et la population vivant en France.

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jeudi 13 mars 2008

Premier tour des municipales : lecture du sondage "raisons du vote" - CSA, 9 mars 2008


1. L'effet âge

L’influence de l’âge sur le vote, déjà perçu lors de l’élection présidentielle, se confirme. La gauche est devant la droite chez les moins de 65 ans, et la tendance s’inverse massivement après 65 ans. À noter que ceux qui ont fait mai-68 sont plutôt dans la tranche 55-65 ans aujourd’hui.

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jeudi 6 mars 2008

De gauche et pragmatique



Pour ne pas être complètement à côté, voici un petit article qui va parler un peu du pouvoir d’achat des Français. Mais aussi un peu d’arguments de congrès. Et puis aussi un peu des municipales et cantonales, mais à la fin seulement.

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vendredi 29 février 2008

Le Monde peut-être change



L’échec du président de la république en matière d’économie n’a d’égal que sa forfanterie de début de mandat. Parti chercher trois points de croissance « avec les dents », il revient avec les plus mauvais résultats économiques depuis 2003 (augmentation du PIB de 1,9 % en 2007, prévision à 1,5 % pour 2008). Le « choc de confiance » s’est en outre retourné en choc de défiance, avec l’indicateur de confiance des ménages produit mensuellement par l’INSEE à son plus bas niveau depuis 1987.

Une des lignes de défense de la droite consiste à jeter un doute global sur l’efficacité publique. Car, entre deux déclarations turgescentes, comme à Boulogne sur mer ou à Gandrange, le président joue aussi la partition : « Les Français ne s’attendent pas à ce que je distribue des cadeaux de Père Noël alors qu’ils savent parfaitement bien qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses. » (novembre 2007, interview télévisée). Les droites libérale et conservatrice se retrouvent ainsi sur le thème : aide-toi le ciel t’aidera. D’un côté, il y a ceux qui théorisent l’impuissance de toute politique publique de développement économique. De l’autre, il y a ceux qui considèrent qu’il ne faut pas dépenser plus que ce qu’on a et que si l’on est pauvre il faut l’assumer. Ils parviennent à surmonter leurs divergences idéologiques sur le dos de leur ennemi commun : « l’assisté revendicatif », c’est-à-dire à la fois celui qui bénéficie de transferts monétaires qui seraient mieux employés par les entreprises et celui qui ne se contente pas de sa place dans la hiérarchie sociale.

Le défaitisme économique comme la chape du « chacun à sa place » ne peuvent évidemment satisfaire les gens de gauche. De nombreux livres font état pourtant de l’avancée de ces idéologies dans la société française. Il est donc temps de le redire avec force : la structure des emplois et leur nombre peuvent être fortement influencés par les politiques publiques ; il n’y a pas de hiérarchie « naturelle » entre les hommes et le principe même de hiérarchie sociale peut et doit être combattu.

Note lecture de La nouvelle question scolaire, d’Éric Maurin, Le Seuil, 2007.

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mercredi 27 février 2008

Sarkozy trébuche : la coalition des médiocres



La défense des proches de Nicolas Sarkozy pour faire face à sa chute dans les sondages et pour excuser ses erreurs, son incapacité à sortir du pétrin politico-médiatique dans lequel il s’est mis semble bien pauvre.

Cette défense repose sur la démonstration d’un double acharnement : celui de l’opposition socialiste et celui de la presse.

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lundi 25 février 2008

Congrès du Parti socialiste : Le lièvre et les lévriers



Le dimanche 17 février, Julien Dray déclarait sur Europe n° 1 qu’il était « prêt à assumer les fonctions de premier secrétaire » du Parti socialiste à l’issue du prochain congrès.

Julien Dray n’est pas un débutant en politique. Il serait même plutôt un fin connaisseur de l’appareil socialiste, de sa tectonique, de ses composantes et des règles politiques de base qui s’appliquent à ce genre d’exercice.

Il connaît notamment les deux écueils que tout candidat à la candidature de premier secrétaire doit intégrer :

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